
Les plafonds permettant de bénéficier du régime fiscal de la micro-entreprise ont été relevés :
Ces montants s’appliquent aux années 2026, 2027 et 2028. Ils représentent une augmentation d’environ 7,6 % par rapport aux plafonds de la période précédente.
Le plafond des locations de meublés de tourisme non classés reste en revanche fixé à 15 000 €. Les chambres d’hôtes et certains hébergements classés répondent à des règles différentes qu’il convient de vérifier selon l’activité exercée.

Pour un micro-entrepreneur, le chiffre d’affaires ne correspond pas simplement au total des factures émises. Il repose sur les sommes effectivement encaissées au cours de l’année civile.
Une facture de 2 000 € établie en décembre mais réglée en janvier n’entre donc pas dans le chiffre d’affaires encaissé de la même année que son émission. Cette distinction devient importante lorsqu’une activité se rapproche de son plafond micro-entreprise.
Un suivi réalisé uniquement à partir des factures peut donner une vision trompeuse :
L’application Micro‑Entreprise distingue les factures de leurs règlements. Chaque paiement peut être enregistré avec sa date, son montant, son moyen de paiement, sa référence et son libellé.
Le livre des recettes est ensuite constitué à partir de ces paiements. Cette organisation permet de retrouver chronologiquement les encaissements professionnels sans devoir recompter manuellement toutes les factures ou parcourir les relevés bancaires un à un.
Pour vérifier l’approche d’un plafond micro-entreprise, le micro-entrepreneur peut ainsi s’appuyer sur des données structurées :
Micro‑Entreprise ne détermine pas à la place de l’entrepreneur son régime fiscal et ne remplace pas les conseils d’un expert-comptable ou du service des impôts. Les fonctions actuellement connues ne permettent pas non plus d’affirmer que l’application déclenche automatiquement une alerte à l’approche des plafonds micro-entreprise. Son avantage concret réside dans la disponibilité d’un total fondé sur les paiements enregistrés, que l’utilisateur peut comparer aux seuils applicables.
Le franchissement d’un plafond ne provoque pas nécessairement une sortie immédiate du régime micro.
La sortie intervient lorsque le plafond correspondant à l’activité est dépassé pendant deux années civiles consécutives. Le passage au régime réel ou à la déclaration contrôlée prend alors effet au 1er janvier suivant la seconde année de dépassement.
Deux situations doivent donc être distinguées :

Lorsqu’une activité débute en cours d’année, le plafond doit généralement être ajusté au nombre de jours d’activité.
Une entreprise commerciale créée le 31 janvier 2026 ne dispose donc pas automatiquement de la totalité du plafond annuel de 203 100 € pour l’examen de cette première période. Le calcul officiel consiste à multiplier le plafond par le nombre de jours d’activité, puis à diviser le résultat par 365.
Cette règle rend le suivi des encaissements particulièrement important pendant l’année de création : un montant qui paraît éloigné du plafond annuel peut être beaucoup plus proche du plafond calculé au prorata.
Les plafonds de 203 100 € et de 83 600 € déterminent l’accès au régime fiscal de la micro-entreprise. Ils ne doivent pas être confondus avec les seuils de la franchise en base de TVA.
Depuis 2026, ces deux séries de seuils sont déconnectées. Un entrepreneur peut donc rester soumis au régime micro tout en devenant redevable de la TVA.
Il est par conséquent préférable de suivre séparément :
La hausse des plafonds offre davantage de marge aux micro-entrepreneurs dont l’activité progresse. Elle ne dispense cependant pas d’un suivi régulier, surtout lorsque le chiffre d’affaires se rapproche des limites réglementaires.
En regroupant les factures, les avoirs, les paiements et le livre des recettes sur Mac, Micro‑Entreprise réduit les ressaisies et facilite les contrôles. L’entrepreneur conserve ainsi les informations nécessaires pour évaluer sa situation et solliciter un conseil avant qu’un changement de régime ne devienne urgent.
Pour une activité en développement, essayer Micro‑Entreprise permet de vérifier si cette organisation correspond aux besoins quotidiens de facturation et de suivi des encaissements.