Test du Mac Studio M5 Max : le moment de remplacer votre iMac Intel est arrivé

Comparaison entre un ancien iMac Intel 27 pouces et un Mac Studio M5 Max dans un environnement de travail moderne.

le Mac Studio M5 Max me faisait de l'oeil mais pendant longtemps, j’ai résisté.

Mon iMac 27 pouces Retina 5K de 2019 n’était pas exactement une machine d’entrée de gamme : processeur Intel Core i9, 40 Go de mémoire vive, Fusion Drive de 3 To et Radeon Pro Vega 48 avec 8 Go de mémoire vidéo. Une configuration très sérieuse à sa sortie, capable de travailler, de développer avec Xcode et même de jouer dans des conditions tout à fait honorables.

Sept ans plus tard, il fonctionne toujours.

Mais après être passé à un Mac Studio équipé d’une puce M5 Max, de 48 Go de mémoire unifiée et d’un SSD de 2 To, une évidence s’impose : conserver aujourd’hui un iMac Intel de cette génération simplement parce qu’il « fonctionne encore » revient à sous-estimer tout ce qui a changé depuis le passage d’Apple à ses propres processeurs.

Et la différence ne se résume pas à quelques secondes gagnées dans un benchmark.

Elle se ressent dès qu’on appuie sur le bouton de mise sous tension.

La configuration testée

Mon nouveau Mac est un Mac Studio équipé d’une puce Apple M5 Max, de 48 Go de mémoire unifiée et d’un SSD de 2 To.

Apple équipe aujourd’hui le M5 Max d’un CPU à 18 cœurs et propose, selon la configuration, un GPU allant jusqu’à 40 cœurs. La machine bénéficie également d’une bande passante mémoire pouvant atteindre 614 Go/s dans cette configuration, ainsi que du ray tracing matériel et de moteurs spécialisés pour le traitement vidéo.

Sur le papier, la différence avec un Core i9 Intel accompagné d’une carte graphique AMD séparée est déjà considérable.

Mais ce sont surtout les conséquences pratiques de cette nouvelle architecture qui m’intéressaient.

Car lorsqu’on utilise son Mac toute la journée, ce n’est pas le score Geekbench que l’on remarque. C’est le temps passé à attendre et c’est précisément là que le Mac Studio change les choses.

Le premier choc : le démarrage

C’est probablement la différence qui m’a le plus surpris.

Mon ancien iMac pouvait demander une bonne vingtaine de minutes avant de véritablement me rendre la main après son démarrage.

Et encore : à ce moment-là, tout n’était pas réellement prêt.

Entre les applications lancées automatiquement, les services système, les accès disque et les différentes opérations d’arrière-plan, il fallait parfois près d’une heure avant de retrouver une machine parfaitement fluide et totalement opérationnelle.

Avec le Mac Studio M5 Max, nous ne sommes plus du tout dans la même époque.

En gros, une minute après l’allumage, je travaille.

Voilà le genre de différence qu’un tableau de performances exprime assez mal.

Si vous redémarrez votre ordinateur une fois tous les trois mois, cela vous semblera peut-être secondaire.

Si votre Mac est un outil professionnel que vous utilisez quotidiennement, c’est énorme.

Et cela change même inconsciemment la façon dont on utilise sa machine : redémarrer n’est plus une opération que l’on repousse parce qu’elle va immobiliser le poste de travail.

Le SSD change presque autant l'expérience que le processeur

Il serait cependant injuste d’attribuer tout cela au seul M5 Max.

Mon ancien iMac était équipé d’un Fusion Drive de 3 To.

Le Fusion Drive était une technologie assez ingénieuse à son époque : macOS associait une petite quantité de stockage rapide à un disque dur mécanique beaucoup plus volumineux et tentait de conserver sur la partie rapide les données les plus fréquemment utilisées.

En 2019, cela permettait d’obtenir beaucoup de stockage sans payer le prix considérable des gros SSD de l’époque.

En 2026, ses limites sont devenues criantes.

Face au SSD du Mac Studio, il n’y a tout simplement plus de comparaison possible.

Applications, bibliothèques, petits fichiers, caches, indexations : toutes ces opérations qui sollicitent en permanence le stockage bénéficient énormément du passage au SSD.

Et cela explique en grande partie cette impression de réactivité permanente.

1,7 To de données à transférer : prévoyez du temps

Il existe néanmoins une étape un peu moins enthousiasmante lorsqu’on possède depuis longtemps son Mac : le déménagement.

Dans mon cas, j’avais environ 1,7 To de données à transférer depuis l'ancien iMac vers le Mac Studio.

L'opération a pris environ…

50 heures.

Deux jours complets.

Il faut donc en tenir compte si votre Mac contient lui aussi plusieurs années de fichiers, de logiciels, de photos et de données diverses.

Mais il faut également remettre ce chiffre en perspective : le Mac Studio n’est pas nécessairement responsable de cette lenteur. Le débit dépend aussi de la machine source, du Fusion Drive, de la méthode de transfert et surtout du nombre de fichiers à analyser et à déplacer.

Autrement dit, le goulot d’étranglement se trouve probablement beaucoup plus du côté de l’ancien Mac que du nouveau.

C’est une opération que l’on ne fait heureusement qu’une fois.

Et une fois cette migration terminée, le changement d’époque devient immédiatement perceptible.

Les applications : clic, ouverture, travail

La deuxième différence spectaculaire concerne le lancement des applications.

Sur mon ancien iMac, les logiciels les plus importants demandaient souvent quelques secondes — parfois beaucoup plus — avant d’être réellement utilisables.

Sur le Mac Studio, la sensation est très différente.

On clique.

L'application apparaît.

Et on travaille.

Cela paraît presque anecdotique écrit ainsi. Pourtant, lorsque ces petites attentes se produisent cinquante ou cent fois dans une journée, leur disparition transforme considérablement le confort d’utilisation.

C'est probablement le meilleur terme pour décrire le M5 Max : instantanéité.

Le Mac donne beaucoup moins souvent l'impression de travailler avant vous.

Xcode : bizarrement, pas de révolution

Je développe des applications macOS avec Xcode et je m’attendais naturellement à ce que les temps de compilation s’effondrent.

C'est probablement le domaine où le résultat m'a le plus surpris.

Je n’ai pas constaté une différence spectaculaire lors de la compilation de mes projets Xcode.

Elle existe certainement, et elle dépend évidemment énormément du projet concerné, mais nous ne sommes absolument pas dans le rapport ressenti au démarrage de la machine ou au lancement des applications.

Il faut rappeler qu’une compilation Xcode n’est pas une charge de travail parfaitement parallèle. Certaines phases bénéficient énormément des nombreux cœurs du processeur, d’autres beaucoup moins. Les dépendances, les scripts de compilation et la structure même du projet jouent également un rôle majeur.

Le M5 Max ne transforme donc pas nécessairement une compilation de vingt secondes en une compilation de trois secondes et c’est important de le préciser.

Cela rend d’ailleurs le reste de mon constat plus crédible : le Mac Studio n'est pas magiquement dix fois plus rapide dans absolument toutes les situations.

En revanche, l’environnement de développement dans son ensemble est nettement plus agréable : lancement de Xcode, simulateurs, multitâche, navigation entre les applications et réactivité générale.

Pour un développeur, le gain ne se mesure donc pas uniquement avec un chronomètre placé devant la commande Build.

Et les jeux ? Là, c'est une autre histoire

J’utilisais également mon ancien iMac pour jouer occasionnellement.

Sa Radeon Pro Vega 48 était loin d’être ridicule. Avec ses 8 Go de mémoire vidéo, cette carte représentait même l’une des configurations graphiques les plus intéressantes proposées sur l’iMac 27 pouces de 2019.

J’ai donc repris plusieurs jeux que je connaissais déjà afin de voir ce que donnait le Mac Studio :

  • ELEX II ;
  • Valheim ;
  • Total War: WARHAMMER II ;
  • Rise of the Tomb Raider.

La différence est ici spectaculaire.

Les jeux sont BEAUCOUP plus rapides.

Et surtout, je peux désormais pousser les détails graphiques très haut, voire au maximum, tout en conservant une excellente fluidité.

C'est particulièrement intéressant car le Mac n’a jamais été considéré comme la plateforme de référence pour les joueurs.

Apple Silicon commence pourtant à sérieusement changer la donne.

Le GPU du M5 Max n’est pas simplement là pour accélérer quelques effets de macOS. Il possède une puissance graphique considérable et dispose désormais du ray tracing accéléré matériellement.

Dans les jeux compatibles, le résultat se voit immédiatement.

Une exception : Total War: WARHAMMER II

Total War: WARHAMMER II pose actuellement problème dans ma configuration et plante sous macOS 27.

Je ne peux donc pas en tirer de conclusion sérieuse concernant ses performances.

Mais ce point illustre aussi une réalité qu’il faut rappeler : sur Mac, la puissance matérielle n'est désormais plus nécessairement le principal problème pour jouer.

La compatibilité logicielle reste le véritable sujet.

Lorsqu’un jeu fonctionne correctement sur Apple Silicon, le M5 Max possède largement les ressources nécessaires.

Mes applications prennent une autre dimension sur le Mac Studio M5 Max

Le changement est également très sensible avec mes propres applications macOS. BennesPro, Nuitées, Micro-Entreprise et VideoShrink étaient déjà parfaitement rapides sur mon ancien iMac Core i9. Elles ont été conçues comme des applications Mac natives, légères et réactives, et n’avaient donc pas besoin d’une machine récente pour être agréables à utiliser.

Mais sur le Mac Studio M5 Max, elles sont véritablement magnifiées.

BennesPro, avec ses vues de planification, ses données de location et ses multiples interactions, donne une impression de fluidité encore supérieure. Nuitées, destiné à la gestion des réservations et des séjours, profite lui aussi de cette réactivité permanente lorsqu’on navigue entre les clients, les réservations ou les différentes vues de gestion. Micro-Entreprise gagne encore en confort dans les opérations quotidiennes de facturation et de gestion, tandis que VideoShrink, qui réalise par nature des traitements beaucoup plus lourds, bénéficie directement de la puissance disponible.

Ce qui est intéressant, c’est que le gain ne tient pas uniquement à des temps de calcul plus courts. Il tient surtout à la disparition presque totale des petits temps morts : ouverture d’une fenêtre, changement de vue, chargement de données, lancement d’une opération. Tout devient plus immédiat.

C’est d’ailleurs l’un des avantages des applications macOS natives : une application déjà rapide sur un ancien Mac Intel devient particulièrement agréable sur Apple Silicon. Le Mac Studio M5 Max ne corrige pas leur lenteur ; il révèle au contraire tout ce qu’une application bien optimisée peut offrir lorsque le matériel ne constitue pratiquement plus une limite.

Pour ceux qui souhaitent les découvrir, BennesPro, Nuitées, Micro-Entreprise et VideoShrink sont présentées sur leurs pages respectives, avec leurs fonctionnalités et leurs domaines d’utilisation.

Une différence fondamentale : la mémoire unifiée

Comparer les « 40 Go de RAM » de l’ancien iMac aux « 48 Go » du Mac Studio pourrait laisser penser que le changement est finalement assez modeste. Ce serait une erreur.

L’iMac Intel dispose de mémoire vive pour son processeur et d’une mémoire vidéo séparée pour son GPU.

Avec Apple Silicon, CPU et GPU travaillent dans un espace de mémoire unifiée.

Les données n’ont donc plus besoin d’être perpétuellement copiées d’une mémoire à l’autre pour être exploitées par différents composants.

Ce changement d’architecture est l’une des raisons pour lesquelles comparer directement quantité de RAM Intel et quantité de mémoire Apple Silicon n’a que peu de sens.

Les 48 Go du Mac Studio constituent dans mon cas une réserve très confortable pour le développement, le multitâche et les applications gourmandes.

Ce que l'on perd tout de même : le magnifique écran de l'iMac

Il existe évidemment un éléphant dans la pièce.

L’iMac 27 pouces possédait un formidable écran Retina 5K intégré.

5120 × 2880 pixels, large gamme de couleurs P3 et 500 nits de luminosité : même plusieurs années après sa sortie, cet écran reste remarquable.

En passant au Mac Studio, il faut acheter un écran et comme vous pouvez l'imaginer, ce n'est pas un détail.

Pour retrouver une expérience proche de celle de l'iMac, il faut donc ajouter le prix d'un bon moniteur à celui de la machine.

C'est probablement le principal avantage que conserve aujourd'hui l'ancien iMac : il reste une superbe machine tout-en-un.

Mais l'inconvénient du tout-en-un apparaît précisément au moment de son remplacement.

On jette en quelque sorte l'ordinateur et son excellent écran en même temps.

Avec le Mac Studio, les deux éléments sont désormais séparés.

Dans quelques années, je pourrai remplacer le Mac sans nécessairement remplacer le moniteur.

L'autre changement : le silence

Il existe aussi une amélioration moins spectaculaire mais particulièrement agréable lorsqu'on travaille des heures devant son ordinateur : la discrétion.

Les gros iMac Intel savent se faire entendre lorsque le processeur et le GPU sont fortement sollicités.

Le Mac Studio a été conçu autour d’une architecture infiniment plus efficace énergétiquement.

Résultat : dans un usage courant, on oublie pratiquement sa présence.

C'est le genre de progrès dont on ne se préoccupe pas au moment de regarder les caractéristiques techniques et auquel on s'habitue très vite une fois la machine installée.

macOS 27 : le point de rupture avec les iMac Intel

Il existe enfin une raison qui dépasse complètement les performances : le support logiciel.

Mon ancien iMac 27 pouces de 2019 ne peut tout simplement pas installer macOS 27 Golden Gate. Apple réserve désormais cette version de macOS aux Mac équipés d’une puce Apple Silicon. L’iMac 2019 reste, lui, limité officiellement à macOS Sequoia.

Pour un particulier, cela peut encore sembler acceptable pendant quelque temps.

Pour une machine professionnelle, et plus encore pour un développeur, c’est beaucoup plus problématique.

Rester sur un Mac Intel signifie désormais rester progressivement en marge des nouvelles fonctions de macOS, des évolutions de Xcode et de tout l’écosystème logiciel qu’Apple optimise prioritairement pour ses propres processeurs.

Le passage au Mac Studio ne m’a donc pas seulement apporté davantage de performances. Il m’a également permis de retrouver une machine pleinement inscrite dans la génération actuelle de macOS.

Et c’est probablement le véritable signal envoyé aux propriétaires d’iMac 2019 et 2020 : le changement de machine n’est plus seulement une question de vitesse. Il devient une question de pérennité.

Pendant plusieurs années, conserver un puissant iMac Intel pouvait parfaitement se défendre. En 2026, avec la disparition du support des Mac Intel dans macOS 27, cette position devient beaucoup plus difficile à tenir.

C’est aussi pour cette raison que je considère aujourd’hui que le moment est particulièrement bien choisi pour passer à Apple Silicon.

Faut-il remplacer un iMac 2019 ou 2020 aujourd'hui ?

Après avoir réellement effectué la transition, ma réponse est beaucoup plus nette qu’avant :

oui.

Et 2026 me paraît même être un excellent moment pour le faire.

Les iMac Intel 27 pouces de 2019 et 2020 restent d’excellentes machines. Le mien l’a été pendant des années et peut encore parfaitement servir.

Mais cela ne signifie pas qu’il soit encore pertinent comme machine professionnelle principale.

Le problème n’est d'ailleurs pas seulement celui de la puissance brute.

Il s’agit de l’accumulation de centaines de petites attentes :

le démarrage,
l'ouverture d'une application,
l'accès aux fichiers,
le lancement d'un utilitaire,
le changement de tâche,
les accès disque,
les traitements graphiques…

Pris séparément, chacun de ces délais peut sembler acceptable.

Mis bout à bout pendant une journée de travail, puis pendant une année, ils représentent beaucoup de temps.

Le Mac Studio les fait largement disparaître.

Le Mac Studio M5 Max n'est pas dix fois plus rapide. C'est mieux que cela.

C'est finalement la conclusion la plus intéressante de ce test.

Je pourrais essayer de démontrer que le M5 Max est deux, trois, cinq ou dix fois plus rapide que mon ancien Core i9 à l'aide d'une série de benchmarks.

Mais après avoir utilisé les deux machines, cela ne me paraît pas être la meilleure manière d'expliquer la différence.

Dans Xcode, par exemple, je ne constate pas un bouleversement spectaculaire des temps de compilation.

Et pourtant, je n'envisagerais absolument pas de revenir à mon ancien Mac.

Pourquoi ?

Parce que le Mac Studio élimine l'attente dans presque tout le reste.

Mon ancien iMac était rapide une fois qu’il était prêt.

Le Mac Studio donne l’impression d’être toujours prêt.

C'est une différence beaucoup plus fondamentale.

Sept ans après, le vrai successeur de l'iMac 27 pouces est là

Beaucoup de propriétaires d'iMac 27 pouces Intel ont probablement suivi le même raisonnement que moi ces dernières années.

Leur ordinateur était puissant.

Son écran était excellent.

Il disposait de beaucoup de mémoire et d'un stockage confortable.

Pourquoi le remplacer ?

Les premières générations Apple Silicon étaient impressionnantes, certes. Mais lorsqu'on possède un iMac Core i9 bien équipé ayant coûté cher, il est parfaitement compréhensible de vouloir l'amortir.

En 2026, la situation est différente.

Nous avons désormais plusieurs générations d'Apple Silicon derrière nous. Le Mac Studio M5 Max représente une plateforme extrêmement mature, dotée d'une puissance CPU considérable, d'un GPU autrement plus moderne, d'un stockage SSD rapide, du Thunderbolt 5 et d'une architecture conçue dès l'origine autour d'Apple Silicon.

Le Mac Studio M5 Max peut d'ailleurs gérer jusqu'à cinq écrans externes, et ses ports Thunderbolt 5 prennent en charge DisplayPort 2.1. Ce n'est plus simplement le petit ordinateur très rapide apparu avec les premiers Mac Studio : c'est devenu une véritable station de travail.

Pour celui qui possède encore un iMac Intel 27 pouces de 2019 ou 2020, je crois donc que la question n'est plus vraiment :

« Mon iMac est-il encore capable de faire mon travail ? »

Il l'est probablement.

La bonne question est plutôt :

« Combien de temps est-ce que je perds encore chaque jour simplement parce que je me suis habitué à attendre mon ordinateur ? »

Après quelques jours devant le Mac Studio M5 Max, la réponse devient assez évidente.

Et c'est précisément pour cette raison que, cette fois, je pense que le bon moment pour quitter l'iMac Intel est arrivé.

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